La présidentielle française bouleversée par une fusillade à Paris
french.china.org.cn  |  2017-04-21

Le 20 avril vers 21h, une voiture qui roulait à grande vitesse s'est brusquement arrêtée à côté d'un car de police en patrouille sur les Champs-Elysées, et un homme équipé d'un fusil mitrailleur a ouvert le feu dès sa descente de voiture sur les policiers près de leur véhicule, tuant un agent des forces de l'ordre et en blessant deux autres ainsi qu'une passante. L'auteur de l'attaque a été abattu par la police sur place. Selon une déclaration du président français François Hollande, il s'agirait d'une attaque terroriste, revendiquée peu après par l'Etat islamique.

La police française avait déjà déjoué le 18 avril à Marseille un projet d'attaque terroriste qui visait François Fillon, candidat du parti de droite Les Républicains, et deux suspects « soupçonnés de prépare un attentat imminent » à la veille de la présidentielle française avaient été arrêtés. Une vidéo interceptée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) montrait un fusil, un drapeau noir de l'Etat islamique, des dizaines de balles et l'édition du journal Le Monde du 16 mars avec une photo de François Fillon, posés sur un bureau. François Fillon a été classé en tant que candidat de la présidentielle française le plus menacé, et est ainsi protégé par six policiers mobilisés spécialement à cette fin.

La France est devenue la principale cible des attaques terroristes internationales après la fusillade sanglante à la rédaction du magazine français Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015. La menace terroriste semble être si proche que la France est aujourd'hui encore en état d'urgence, et le plan Vigie-pirate visant à préserver l'ordre public est toujours à son niveau le plus élevé. Les rumeurs selon lesquelles la France serait la cible d'une nouvelle série d'attaques terroristes se multiplient à l'approche de la présidentielle française. Comme le montrent les récents événements, l'Etat islamique fait toujours de la France le principal objectif de ses attaques. Selon des analyses, la France est en train de vivre un moment sensible sur le plan politique, représenté par la présidentielle française. L'opinion internationale attache une grande importance à la France, et l'attaque terroriste lancée par l'Etat islamique à ce moment particulier cherche visiblement à produire de l'agitation et à affecter le processus démocratique de la présidentielle.

Les 11 candidats étaient en train de participer à une émission télévisée sur le plateau de France 2 devant des millions de téléspectateurs au moment de la fusillade sur les Champs-Elysées. Les informations sur cet incident ont été transmises sur le plateau de l'émission, qui est devenue une plate-forme où les candidats ont tous condamné en commun l'attaque terroriste.

Emmanuel Macron, le candidat indépendant du centre qui dispose selon les sondages du taux de soutien le plus élevé, a déclaré : « La première fonction du président de la République consiste à protéger, et cette menace inestimable nous accompagnera pendant plusieurs années à venir ». Se disant très bouleversée, Marine Le Pen, la candidate de l'extrême droite, a exprimé son intention d'être unie avec la police. François Fillon, candidat des Républicains, a lui affirmé que « la lutte contre le terrorisme doit être la mission prioritaire du prochain président de la République ». Jean-Luc Mélenchon, candidat de la gauche radicale, a fait savoir : « Il ne faut pas s'affoler, il ne faut pas interrompre notre processus démocratique, car les agresseurs sont voués à l'échec ».

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