Des étudiants de Harbin placent un nanosatellite en orbite
french.china.org.cn  |  2017-04-20

LilacSat-1, le nanosatellite développé par les étudiants de l'Institut de technologie de Harbin.

 

Un nanosatellite réalisé par les étudiants de l'Institut de technologie de Harbin (Heilongjiang) fut lancé mardi aux Etats-Unis, dans le cadre d'une mission pour la Station spatiale internationale (ISS).

Ce satellite, baptisé « LilacSat-1 », fut embarqué à bord du vaisseau cargo spatial Cygnus, lancé par la fusée Atlas 5 à 11 h 11 depuis Cape Canaveral en Floride, a expliqué Wei Mingchuan, qui est à 26 ans en deuxième année de doctorat en astronautique et le chef de cette équipe.

LilacSat-1 est composé de deux unités cubiques conjointes de 10 cm de côté chacune. Ce satellite de 2 kg sera déployé à une hauteur d'environ 400 km depuis la station spatiale, dans les trois mois suivant son arrimage – prévu pour samedi – avec le vaisseau cargo.

Au cours de ses trois mois d'orbite autour de la terre, le satellite réalisera une étude sur la partie moyenne inférieure de la thermosphère, une section de la haute atmosphère située entre 200 et 400 km au-dessus de la surface terrestre.

« Nous prendrons des mesures des couches supérieures de l'atmosphère en utilisant un spectromètre ionique de masse neutre, explique Wei Mingchuan. Par ailleurs, nous avons un nouveau type d'antennes-relais pour fournir des ressources de communication dans les deux sens à des opérateurs radio amateurs, ainsi qu'un capteur photographique CMOS pour prendre des photos depuis l'espace. »

Les nanosatellites sont des petits satellites, dont le poids varie entre 1 et 10 kg.

Avec LilacSat-1, 27 autres nanosatellites ont également été lancés dans le cadre du projet QB50, une constellation de satellites miniaturisés créés par des étudiants dans plus de 20 pays et financés par l'Union européenne.

« Ce projet est la toute première étude internationale, coordonnée et en temps réel des phénomènes de la thermosphère », explique Davide Masutti, chef du projet QB50 à l'Institut Von Karman, une organisation scientifique basée en Belgique.

D'après Wei Mingchuan, les données récupérées par LilacSat-1 seront partagées par la communauté scientifique, mais aussi par les amateurs qui le souhaitent, car les programmes seront mis en open-source et ne nécessiteront aucun outil spécifique.

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