La 75e session de l'Assemblée générale des Nations Unies a été déclarée ouverte mardi par le nouveau président de l'Assemblée générale, Volkan Bozkir.

Dans ses remarques liminaires, M. Bozkir a demandé aux Etats membres de l'ONU de soutenir le multilatéralisme.

"Le contexte dans lequel nous travaillons sert à nous rappeler la nécessité d'un système multilatéral, et doit nous inciter à nous appuyer sur la Charte des Nations Unies pour relever les défis collectifs auxquels nous sommes confrontés", a-t-il déclaré en référence à la pandémie de COVID-19.

M. Bozkir a indiqué qu'il comptait maintenir les réunions physiques de l'Assemblée générale aussi longtemps que les conditions de santé le permettraient, tout en appliquant toutes les mesures d'atténuation nécessaires pour protéger la santé et la sécurité des délégués et du personnel de l'ONU.

"Dans notre métier de diplomates, rien ne remplace le fait de rencontrer ses homologues face à face pour construire une compréhension à long terme des positions de chacun et pour forger un compromis", a-t-il affirmé.

M. Bozkir a pris ses fonctions un peu plus tôt mardi, lors de la clôture de la 74e session de l'Assemblée générale.

Dans ses remarques liminaires, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a chaleureusement félicité M. Bozkir pour son nouveau rôle, et lui a promis son soutien complet.

Cette année sera cruciale dans la vie de l'organisation mondiale. Les Nations Unies doivent continuer de faire face aux retombées immédiates du COVID-19 en renforçant les systèmes de santé à travers le monde, et en soutenant le développement et la distribution équitable des traitements et des vaccins. Elles doivent également se préparer à construire une relance économique forte, dans le respect du Programme de développement durable à l'horizon 2030 et de l'Accord de Paris sur les changements climatiques, a-t-il déclaré.

Dans le même temps, l'Assemblée générale doit également poursuivre ses travaux sur toute une gamme de défis mondiaux : paix et sécurité, désarmement, droits de l'homme, égalité des sexes et développement durable, a indiqué M. Guterres.