Après les crèches, écoles, lycées et collèges, le coronavirus qui circule activement en France, perturbe la rentrée universitaire, puisque les cas d'étudiants positifs au COVID-19 se multiplient depuis plusieurs jours au sein des universités et des grandes écoles, entraînant une fermeture momentanée de certains établissements.

Les deniers cas de contaminations ont été enregistrés à l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Toulouse. La direction de cet institut a révélé lundi dans le Journal numérique de l'établissement, que 87 de ses élèves étaient testés positifs au COVID-19.

Le même jour, deux écoles d'ingénieurs Télécom Physique Strasbourg (TPS) et l'Ecole supérieure de biotechnologie de Strasbourg (ESBS), sont fermées jusqu'au 24 septembre inclus, sur décision de la préfecture, après la découverte de 45 cas de COVID-19 parmi les étudiants. La veille, dimanche 13 septembre, l'Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne a annoncé une quarantaine de cas de contaminations à l'université Rennes 1.

"A la suite d'un signalement auprès de l'ARS le 11 septembre de 12 cas confirmés de COVID-19 chez des étudiants en médecine, les investigations sanitaires ont permis de mettre en évidence à ce jour 23 cas confirmés supplémentaires, ainsi que 5 cas confirmés d'étudiants en pharmacie et 3 en odontologie", a indiqué l'ARS dans un communiqué.

Il y a "plus d'une dizaine de clusters identifiés au sein d'établissements d'enseignement supérieur", a fait savoir la ministre française de l'enseignement supérieur Frédérique Vidal, qui a appelé à la responsabilité de chacun afin de limiter la propagation du virus. A noter que les enquêtes sanitaires des ARS concluent que ces contaminations ont eu lieu, notamment "lors des soirées d'intégration d'étudiants", très fréquentes en cette période de rentrée universitaire.

Pour casser la chaîne de contaminations, les autorités appliquent les mesures consistant à isoler les étudiants positifs au COVID-19 et les contacts à risques à leur domicile pendant 7 jours, à fermer temporairement l'établissement si nécessaire, comme c'est le cas des deux écoles d'ingénieurs de Strasbourg, de l'université Rennes 1 ou encore de Sciences po Reims, suite à l'annonce des cas d'étudiants positifs au COVID-19.

Le dispositif prévoit également une campagne massive de dépistage, comme celle envisagée à Angers pour environ 600 personnes après les 13 étudiants contaminés à la Faculté de médecine d'Angers. Le développement des clusters au sein des universités obligent plusieurs établissements a favorisé des cours en distanciel.

La circulation du coronavirus s'intensifie en France depuis plusieurs semaines, avec des taux d'incidence et de positivité qui continuent de croître. Dans son dernier bilan épidémiologique, Santé publique France a annoncé lundi 6158 nouveaux cas en 24 heures, 39 nouveaux foyers d'infection et 34 décès supplémentaires.