La résurgence de l'épidémie de COVID-19 à Qingdao, dans la province du Shandong (est de la Chine), a été attribuée à deux dockers, ont annoncé le 16 octobre des responsables. Elle s'est propagée par une mauvaise désinfection d'une salle de tomodensitométrie partagée par des patients atteints du nouveau coronavirus et d'autres affections à l'hôpital pulmonaire de Qingdao, ont-ils précisé. Les infections ont été à l’origine du déclenchement d’une campagne visant à tester les 11 millions d'habitants de la ville en cinq jours.

Entre le 11 et le 13 octobre, la ville a signalé un groupe de 12 cas confirmés de COVID-19. Deux dockers du port de Qingdao avaient été testés positifs le 24 septembre mais étaient initialement asymptomatiques. L'un, du nom de Dong, a commencé à montrer des symptômes le 14 octobre, portant le total des cas confirmés à 13.

Lors d'une conférence de presse le 16 octobre, Ma Lixin, secrétaire du Parti du Centre de contrôle et de prévention des maladies du Shandong, a déclaré que les cas attribués aux dockers n'avaient qu'une chose en commun, le lien avec l'hôpital, précisant que parmi les patients, l'un des 12 du nom de Li, et son soignant, du nom de Niu, avaient été infectés dans la salle de tomodensitométrie où les dockers avaient été examinés la veille, du fait d’une désinfection qui n'avait pas été effectuée correctement.

Il n'y a pas eu de contact entre les dockers et les 12 autres personnes à l'extérieur de l'hôpital, donc la communauté n'a pas été exposée, a noté Mme Ma. Le résultat était basé sur une recherche de masse opportune des contacts effectuée par plus de 30 épidémiologistes et 800 policiers. Ils ont passé 72 heures à analyser plus de 10 000 heures de vidéo et ont utilisé des techniques de mégadonnées, a-t-elle ajouté.

Selon Xue Qingguo, vice-maire de Qingdao, les 13 patients présentant un cas confirmé sont isolés et traités dans des hôpitaux désignés. Mme Ma a pour sa part exhorté tous les hôpitaux à examiner les lacunes dans la prévention et le contrôle de l’épidémie et à améliorer la gestion des installations médicales.

Par ailleurs, selon les déclarations du gouvernement de la ville en date du 14 octobre, Sui Zhenhua, directeur de la commission de la santé de Qingdao, a été suspendu et fait l'objet d'une enquête, et Deng Kai, doyen de l'hôpital pulmonaire, a été démis de ses fonctions.

Qingdao a commencé des tests d'acides nucléiques dans toute la ville le 12 octobre. « A la date de vendredi à 10 heures du matin, plus de 10,82 millions de personnes avaient été échantillonnées, tandis que plus de 10,43 millions d'échantillons prélevés avaient été testés. À l'exception des cas déjà signalés, aucun nouvel échantillon positif n'a été détecté », a indiqué M. Xue, ajoutant que la ville avait presque terminé les tests de masse six heures avant l'heure prévue.

En raison de la nature de l'épidémie, la ville a pu utiliser une approche de test mixte dans laquelle 10 échantillons sont testés ensemble pour améliorer l'efficacité.

« Si un échantillon sur 10 est positif, nous informerons les 10 personnes de subir un isolement séparé et de passer des tests individuels pour identifier davantage le porteur de l'échantillon positif », a de son côté déclaré Zhang Huaqiang du Centre municipal de prévention et de contrôle des maladies.