Lundi, le Conseil des affaires d’Etat de Chine (correspondant au gouvernement central) a publié une circulaire appelant à l’établissement d’un système économique sain caractérisé par un développement vert et à faible intensité de carbone, afin d’accomplir les objectifs de contribution fixés au niveau national pour que les émissions de CO2 atteignent leur pic avant 2030 et que la neutralité en carbone soit accomplie avant 2060.

Pour les objectifs à court terme, des systèmes de production, de circulation et de consommation caractérisés par un développement vert et bas carbone devront avoir été formés d’ici 2025 et les structures de l’industrie, de l’énergie et des transports devront avoir été optimisées de façon significative, avec une part plus importante d’industries vertes, indique la circulaire.

En ce qui concerne les objectifs à long terme, l’échelle de l’industrie verte devra avoir atteint un nouveau niveau d’ici 2035 et l’efficacité de l’utilisation des ressources énergétiques des secteurs et des produits clés devra avoir atteint un niveau avancé international, permettant l’émergence à grande échelle d’une production et de modes de vie respectueux de l’environnement. L’environnement écologique devra avoir été fondamentalement amélioré et l’objectif de bâtir une « Belle Chine » devra avoir été globalement accompli.

La nécessité des énergies renouvelables, incluant l’énergie éolienne, photovoltaïque, hydroélectrique, géothermique, océanique, héliothermique et de la biomasse, a également été soulignée.

La coopération internationale sur les normes vertes doit par ailleurs être renforcée et la Chine mènera et participera activement à la formulation de normes internationales pertinentes pour promouvoir la coopération sur l’évaluation de la conformité et les mécanismes de reconnaissance mutuelle.

La coopération sur l’initiative des nouvelles Routes de la soie vertes doit elle aussi être approfondie et élargie, impliquant les équipements et les services techniques dans les domaines de la conservation de l’énergie, de la protection environnementale et des énergies propres.

En 2019, les énergies propres (gaz naturel et énergies hydroélectrique, nucléaire et éolienne) représentaient 23,4 % de la consommation énergétique totale de la Chine, soit une hausse de 8,9 points de pourcentage par rapport à 2012, indiquent les calculs préliminaires.

« La Chine a atteint son objectif de relever la part des énergies non fossiles à 15 % de sa consommation énergétique totale d’ici 2020 », indique le livre blanc intitulé « L’énergie dans la nouvelle ère de la Chine » et publié en décembre dernier.

En tant que plus grand producteur et consommateur d’énergie au monde, la Chine a œuvré sur tous les fronts pour réformer ses différentes façons de consommer l’énergie, bâtir un système d’approvisionnement énergétique propre et diversifié, mettre en œuvre une stratégie de l’énergie tirée par l’innovation, poursuivre la réforme de son système énergétique et renforcer la coopération internationale dans ce domaine.