Le nouveau coronavirus SRAS-CoV-2 est "plus susceptible d'être un produit de la nature" que celui d'un laboratoire, selon une tribune de deux virologues américains parue le 4 juin dans le quotidien The Washington Post.

Selon Angela Rasmussen et Stephen Goldstein, certains virologues évolutionnaires renommés avaient jugé en mars 2020 qu'il était "extrêmement probable que ce virus n'ait jamais été manipulé dans aucun laboratoire" et que le virus s'était "répandu" d'un hôte réservoir naturel vers l'homme.

D'après cette tribune, leur étude avait également révélé que les éléments clés du virus ne semblaient pas être fabriqués et que le site de clivage de la furine du virus "a des caractéristiques étranges qu'aucun humain ne pourrait fabriquer".

Avec la pandémie qui fait rage, "la trajectoire évolutive du SRAS-CoV-2 ébranle davantage les affirmations selon lesquelles le virus est à l'évidence artificiel et conçu pour une transmission humaine", soulignent les deux virologues, ajoutant que le rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les origines de la COVID-19 publié en mars dernier "consolide davantage l'hypothèse de l'origine naturelle".

"Ce virus est plus susceptible d'être un produit de la nature que celui d'un laboratoire. Laisser la politique nous orienter vers d'autres conclusions n'aidera personne à être en sécurité", conclut la tribune.