Le conseiller d'Etat et ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a eu vendredi une conversation téléphonique avec son homologue grec Nikos Dendias au sujet des relations bilatérales et de la question ukrainienne.

Rappelant que cette année marque le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Grèce, M. Wang a ajouté qu'au cours du dernier demi-siècle, les deux pays s'étaient toujours appréciés, tolérés et entraidés, avaient respecté la voie de développement de l'autre choisie par leur propre peuple et avaient soutenu les intérêts fondamentaux et les principales préoccupations de chacun.

L'amitié entre la Chine et la Grèce au cours des 50 dernières années est un véritable reflet de la compréhension mutuelle et de l'affinité entre civilisations anciennes, et une incarnation vivante de la tendance de l'époque à la paix, au développement et à la coopération gagnant-gagnant, donnant un bon exemple pour le développement des relations entre la Chine et les pays européens, a également noté M. Wang.

Beijing est prête à travailler avec Athènes pour saisir l'occasion du 50e anniversaire des relations bilatérales afin d'élaborer un plan pour le développement futur de leurs relations bilatérales, élargir la coopération pragmatique dans des domaines tels que les transports, l'énergie, le tourisme, les infrastructures, l'économie verte et numérique, et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération mutuellement bénéfique, a indiqué le chef de la diplomatie.

Il a souligné que les deux pays devaient tirer pleinement parti de leurs atouts en tant que civilisations anciennes et grands pays de culture, continuer à prôner les échanges et l'apprentissage mutuel entre les différentes civilisations, promouvoir la paix, le développement, l'équité, la justice, la démocratie et la liberté, qui sont les valeurs communes valeurs de l'humanité et contribuer davantage à la paix et au développement dans le monde.

Notant pour sa part que la Chine est un partenaire solide de la Grèce, M. Dendias a déclaré que la Grèce adhérait fermement à la politique d'une seule Chine et se réjouissait de travailler avec elle pour organiser avec succès les célébrations du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre elles, renforcer les échanges économiques et commerciaux bilatéraux et approfondir plus encore la coopération dans des domaines tels que le tourisme et la culture, afin de promouvoir davantage les relations bilatérales.

Les deux ministres ont également échangé des points de vue sur la question ukrainienne.

M. Wang a déclaré que la Chine comprenait parfaitement les préoccupations des pays européens, dont la Grèce, concernant la situation, ajoutant qu'elle espérait également avec impatience un cessez-le-feu rapide et le rétablissement de la paix.

Si le conflit se prolonge et s'amplifie, les intérêts européens seront davantage lésés, a estimé le ministre chinois, en exprimant son espoir que l'Europe fera des choix judicieux et prendra des décisions calmes pour empêcher que la situation ne devienne incontrôlable.

Selon M. Wang, la sécurité de l'Europe est une question que les Européens doivent régler eux-mêmes, et la Chine continuera à encourager les pourparlers de paix et à soutenir tous les efforts conduisant à un règlement politique.

Il a également souligné que, dans la situation actuelle, la résurgence d'une nouvelle guerre froide devrait être évitée et l'incitation à des affrontements de blocs dans le monde devrait être combattue. Toutes les parties doivent défendre la vision d'une sécurité commune, globale, coopérative et durable et adhérer à un véritable multilatéralisme, non seulement pour rechercher des moyens pratiques de parvenir à une paix et une sécurité durables en Europe, mais aussi pour promouvoir une paix et un développement durables dans le monde, a noté le ministre.

La Chine s'oppose à ce que certaines forces utilisent la crise ukrainienne comme prétexte pour justifier la poursuite de l'expansion de l'OTAN dans la région Asie-Pacifique, a déclaré M. Wang, affirmant que les tentatives de construire une réplique de l'OTAN dans la région Asie-Pacifique ne feraient que nuire gravement à la sécurité régionale.