Le Conseil de sécurité a fermement condamné mardi l'attaque menée dimanche par le Mouvement du 23 mars (M23) contre les Casques bleus et les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) à Shangi, au Nord-Kivu.

Dans un communiqué de presse, les membres du Conseil ont réitéré leur ferme condamnation de toutes les attaques et provocations contre la force de maintien de la paix de l'ONU en RDC, connue sous l'acronyme de MONUSCO. Ils ont souligné que les attaques délibérées visant les soldats de maintien de la paix peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international. Ils ont appelé les autorités congolaises à enquêter rapidement sur ces attaques, à traduire les auteurs en justice, et à tenir le pays fournisseur de troupes concerné informé de l'évolution de la situation.

Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par l'augmentation de l'activité des groupes armés dans les provinces orientales de la RDC. Ils ont réitéré leur condamnation de tous les groupes armés opérant dans le pays et ont appelé tous les acteurs à mettre fin à la violence ainsi qu'à leurs violations et abus des droits de l'homme internationaux comme du droit humanitaire international.

Ils ont appelé tous les groupes armés opérant dans l'est de la RDC à participer sans condition au processus politique en cours et les groupes armés éligibles à déposer les armes.

Les membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation face à la situation humanitaire actuelle dans l'est de la RDC, marquée par une augmentation significative du nombre de personnes ayant besoin de protection et d'assistance humanitaire. Ils ont appelé le gouvernement de la RDC à s'attaquer aux causes sous-jacentes de la situation humanitaire actuelle et les partenaires à renforcer leur soutien au gouvernement pour faire face à ces défis.

Ils ont souligné l'importance pour la MONUSCO de disposer des capacités nécessaires pour remplir son mandat et promouvoir la sûreté et la sécurité des Casques bleus des Nations Unies et de leurs opérations.