La 7e Exposition Chine-Eurasie s’est achevée jeudi à Ürümqi, la capitale de la région autonome ouïgoure de Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine. Pendant 4 jours, l’exposition a attiré plus de 3600 entreprises domestiques et étrangères. Elle a également établi un record de nouveaux contrats signés, déjouant ainsi les tentatives des Etats-Unis de faire pression sur les industries du Xinjiang.

Avec 2100 stands répartis sur une surface d’exposition de 40000 m2, l’exposition a attiré plus de 800 entreprises sur place. Un total de 3600 entreprises de 32 pays et régions ont également participé en ligne. Ces entreprises ont présenté près de 17000 produits dans les domaines notamment de l’agriculture, de l’alimentation, des sciences et technologies, de l’énergie et de la finance.

Au cours de cette exposition, le Xinjiang a mis en avant ses secteurs de l’agriculture et de l’élevage traditionnels, mais également utilisé la 3D et d’autres technologies pour présenter le développement des industries modernes locales.

Depuis plusieurs années, certaines forces antichinoises en Occident ont diabolisé le Xinjiang, essayant de contenir le développement de ses industries par des accusations mensongères et infondées de « travail forcé ». En décembre 2021, le président des Etats-Unis Joe Biden a même signé une Loi sur la prévention du travail forcé des Ouïghours, interdisant l’ensemble des importations depuis le Xinjiang. Cette loi est devenue effective le 21 juin.

Cependant, les entreprises internationales continuent de rechercher ardemment les opportunités dans la région. « Ces sanctions injustifiées ont eu un impact limité sur les importations et les exportations du Xinjiang », note Chen Xinbo, le vice-directeur du Bureau du commerce dans la préfecture autonome mongole de Bortala dans le Xinjiang.

Le secteur de la production manufacturière du Xinjiang est pleinement reconnu depuis de nombreuses années sur les marchés d’Asie, d’Europe et d’ailleurs. Même dans le contexte de la pandémie de Covid-19, l’économie du Xinjiang a enregistré une croissance stable, avec le fret ferroviaire et routier atteignant des niveaux records et de nombreuses entreprises s’installant dans la région.

« Peu importe les mesures que prend l’Occident, celles-ci ne parviendront pas à affecter fondamentalement la coopération du Xinjiang avec l’Asie centrale et l’Europe. Nous avons une confiance absolue sur ce point », explique Chen Xinbo, ajoutant que le Xinjiang a élargi son ouverture au marché international en adoptant un transport multimodal routier, ferroviaire et maritime.

La Mongolie est prête à coopérer avec la région du Xinjiang pour augmenter les exportations de viande de ses cinq provinces occidentales et elle souhaiterait également coopérer dans la production agricole, le tourisme et les infrastructures, a laissé entendre un responsable du gouvernement de la Mongolie lors de la cérémonie d’ouverture de l’exposition.

Au cours d’une cérémonie de signatures organisée mardi pour l’exposition, 55 projets ont été signés collectivement pour une valeur totale dépassant les 489 milliards de yuans (70 milliards d’euros), impliquant le stockage de l’électricité, l’énergie photovoltaïque, le silicium polycristallin et d’autres projets.

Au cours de l’exposition, ce sont au total 448 projets qui ont été signés, avec une valeur totale de contrats de 1170 milliards de yuans. Il s’agit du montant le plus élevé jamais atteint au cours de cette exposition.

Le photovoltaïque fait partie des secteurs qui ont été attaqués par la clique menée par les Etats-Unis. En 2020, le silicium polycristallin produit dans le Xinjiang représentait 55 % de la production totale mondiale et le secteur chinois du photovoltaïque fournit aujourd’hui plus de 70 % des modules photovoltaïques sur le marché mondial.

Zhang Yan, un responsable de la préfecture d’Altay à la frontière avec la Russie, le Kazakhstan et la Mongolie, explique que la préfecture a mené une coopération fluide avec ces trois pays dans des domaines incluant entre autres le commerce et le développement agricole.

« Le Xinjiang était autrefois une région reculée avec un système de transports sous-développé. En tant que région située au cœur de la Ceinture économique de la Route de la soie, elle est désormais un avant-poste doté des ports les plus pratiques pour les échanges de produits entre la Chine et l’Asie centrale, l’Asie du Sud et l’Europe », a fait remarquer Justin Lin Yifu, le directeur du Centre pour la nouvelle économie structurelle affiliée à l’Université de Beijing, lors d’un forum organisé au cours de l’exposition.

Le 21 juin, après l’entrée en vigueur de la Loi américaine contre le « travail forcé » au Xinjiang, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Wang Wenbin avait déclaré que cette accusation était un « mensonge colossal fabriqué par les forces antichinoises pour dénigrer la Chine, à l’opposé complet de la réalité du Xinjiang, où le coton et d’autres secteurs reposent sur une production mécanisée à grande échelle et où les droits des travailleurs de tous les groupes ethniques sont dûment protégés ».