La Cour suprême du Royaume-Uni a décidé mercredi que l'Ecosse n'avait pas le pouvoir d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance sans approbation du Parlement britannique.

"Le Parlement écossais n'a pas le pouvoir de légiférer pour organiser un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse", a ainsi déclaré son président, Robert Reed.

Un référendum organisé en 2014 avait vu les électeurs rejeter l'indépendance de l'Ecosse, mais les nationalistes écossais ont fait valoir que le Brexit qui a suivi, auquel une majorité d'électeurs écossais s'étaient opposés, avait changé la donne sur le sujet.

Depuis que les partis pro-indépendantistes sont devenus majoritaires au Parlement écossais en 2021, l'exécutif local a mis les bouchées doubles. Il a ainsi annoncé un peu plus tôt cette année qu'il voulait convoquer un référendum en octobre 2023.

La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, s'est dite déçue par la décision de la Cour suprême du Royaume-Uni et promis de continuer de plaider la cause de l'indépendance.

"Bien que déçue, je respecte la décision de la Cour suprême du Royaume-Uni. Elle ne fait pas la loi, elle ne fait que l'interpréter", a-t-elle tweeté.

"Une loi qui ne permet pas à l'Ecosse de choisir son propre avenir sans l'accord de Westminster montre que toute notion de partenariat volontaire avec le Royaume-Uni n'est qu'un mythe et plaide en faveur de l'Indy (le surnom de l'indépendance, NDLR)", a ajouté Mme Sturgeon.