Des images satellites montrent de multiples glissements de terrain mais aucune trace d'effondrement de bâtiments ni même de dégâts sur les constructions proches de l'épicentre du séisme de magnitude 7,0 dans le sud-ouest de la Chine.

L'institut de la télédétection et de la Terre numérisée, dépendant de l'Académie des sciences de Chine, a publié ses conclusions mercredi soir après avoir comparé les images satellites des zones autour de l'épicentre, près du bourg de Zhangzha, du district de Jiuzhaigou, de la province du Sichuan.

Selon l'institut, ses stations terrestres de satellites de télédétection ont commencé mercredi matin à recueillir les données des satellites chinois Gaofen-4 et Gaofen-2. Le taux de transmission des données a atteint 100%.

Les deux satellites font partie du programme indigène chinois d'observation de la Terre par sept satellites, qui sera achevé d'ici 2020. Gaofen-2, par exemple, peut distinguer en couleurs un objet d'un mètre depuis l'espace.

Ces données permettront aux chercheurs d'évaluer les dégâts du séisme le plus tôt possible et d'aider aux opérations de secours.

Le puissant séisme a frappé Jiuzhaigou mardi à 21h19. Mercredi soir, 19 personnes ont trouvé la mort et 263 autres ont été blessées.

Les opérations de secours se poursuivent.

Perché sur un plateau d'une altitude de 2.000 mètres, Jiuzhaigou couvre 5.290 kilomètres carrés et a une population de 81.000 personnes, selon une enquête menée en 2015.

Jiuzhaigou est le foyer des minorités ethniques tibétaine et Qiang. Il abrite une réserve naturelle de l'UNESCO caractérisée par des lacs de plateau aux eaux turquoises et bleues, de superbes chutes d'eau et des montagnes pittoresques.

De nombreux sites touristiques ont subi de graves dégâts alors que des glissements de terrain ont poussé de la boue et de la poussière dans les lacs, selon des photographes de l'Agence de presse Xinhua.