Les zones rurales possèdent un vaste potentiel pour stimuler la croissance économique, nécessaire au maintien d'une certaine production agricole et à l'essor des secteurs liés, indique l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture dans un rapport sur la situation de l'alimentation et de l'agriculture 2017 publié lundi, .

Les millions de jeunes des pays en développement appelés à faire leur entrée sur le marché du travail d'ici les prochaines décennies n'auront pas besoin de fuir leurs zones rurales pour échapper à la pauvreté, souligne la FAO.

Le rapport recommande trois principaux axes d'action centrés sur l'autonomisation des agriculteurs familiaux, le renforcement des infrastructures et l'inclusion des petites villes et communes.

Etant donné que la majorité des personnes pauvres et souffrant de la faim à travers le monde vivent dans ces zones, la réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030 dépendra de la libération de ce potentiel souvent négligé, estime l'agence onusienne basée à Rome.

La réalisation du Programme 2030 nécessitera toutefois de pallier aux problèmes de faiblesse de productivité dans l'agriculture vivrière, de la limitation de l'industrialisation dans certains endroits et de la croissance rapide de la population, ainsi que de l'urbanisation. Tous ces points représentent des défis pour les pays en développement, compromettant leur capacité à nourrir et à donner un emploi à leurs concitoyens, estime le rapport de la FAO.

Le tertiaire et l'industrie ne pourront pas absorber les quantités massives de demandeurs d'emplois

Selon la FAO, il existe de nombreuses preuves attestant du fait qu'apporter des changements aux économies rurales a un impact important. Selon le rapport, la transformation des économies rurales aurait déjà aidé des centaines de millions de personnes à sortir de la pauvreté depuis les années 90. Fin